Je vous avais déjà fait part de mon coup de gueule concernant cette horrible pratique du "finning" (en anglais, "fin" veut dire "aileron") qui consiste à pêcher un requin, à lui retirer les ailerons (pour la fameuse soupe réclamée par de nombreux asiatiques) et à le rejeter à la mer, le vouant à une mort certaine. Le numéro d'avril du National Geographic (édition française), un spécial "océans", n'a fait que renforcer ma détermination à boycotter, sous quelque forme que ce soit, le requin qui ne soit pas vivant, j'entends par là ne pas acheter de "souvenirs" du type dents de requins, et surtout ne pas en consommer. Or j'ai découvert dans un article intitulé "Requiem pour les requins" (toujours dans ce même numéro du National Geographic) qu'on nous fait manger du requin à notre insu !!! Ainsi, le requin-taupe, parmi les espèces les plus menacées, est commercialisé en tranches sous le nom de "veau de mer". Quant à la petite roussette, l'émissole ou l'aiguillat (espèce en danger d'extinction), ils sont vendus sous le nom de saumonette : j'ai moi-même fait le test récemment chez un poissonnier, qui a commencé par me dire en hésitant que la saumonette était une sorte de thon, et quand je lui ai demandé s'il ne s'agissait pas plutôt d'un requin, il a fini par approuver : "ah oui, en effet, ça a une forme de requin".
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